J'écoute : Le bruit des glaçons dans mon verre
Je regarde : La bouteille descendre à vue d'oeil
Je lis : Ce qui est marqué sur l'étiquette
Je joue : Avec la touillette
Je mange : Des cacahuètes
Je bois : Le troisièmem ou ben alooors ke sixièmme?
Je cite : L'abous de alcooool (hips) est dangoureux pour le santééé (à la tienne!)

27/02/2008

27/02/08 - 13:25

Modern Love Attitude...

Il est beau. Il est drôle. Il est tendre. Sa main s'imbrique parfaitement avec la mienne. C'est sûr c'est l'homme que j'attends.
Mes yeux qui s'arquent un peu quand je le regarde. Ma bouche affamée quand la sienne me frôle. La peau devient plus sensible sous ses doigts. Le sexe se durcit sous ses baisers. Les éléments se confirment.

On passe les premiers moments à s'apprivoiser. L'un fait le prince, l'autre le renard. Les rôles sont interchangeables. L'objectif est ici de s'habituer à la présence de l'autre. Son odeur. Ses déplacements. Son rôle dans l'espace.
Les mots viennent en même temps, pour marquer plus précisément, pour adopter sa voix aussi. Ils servent bien sûr à échanger les éléments qui permettent d'y croire un peu mieux.
De confronter les courbes directrices de nos vies respectives, de les projeter l'une avec l'autre, et d'établir à quelle fréquence elles se croisent, se suivent, ou restent parallèles. Ce qu'on appelle les points communs: Il aime tel auteur, n'écoute pas tel style de musique, adore les dimanches matins à deux, déteste la cigarette. Il vient de province aussi, a déjà passé 20 ans à Paris, a eu une histoire de 10 ans avec un mec, sort très peu, a besoin de voir souvent ses amis...

Comme un oscilloscope deviendrait un écran de contrôle permettant de visualiser les deux sinusoïdales que sont nos goûts, nos façons de voir les choses, nos histoires respectives. Et d'y lire les croisements. D'y apporter parfois quelques corrections immédiates, rapprochant de fait les lignes un peu trop espacées.

Au deuxième temps, le toucher se mets en place. On ne touche pas l'autre comme on touche la vieille qui n'avance pas quand elle descend du métro, comme la main de la boulangère quand par hasard on la frôle en prenant sa baguette, comme le collègue de travail qu'on félicite pour sa présentation. Non.
Ce toucher là génère une sensation unique, éphémère et indescriptible. Il a la force des premières fois, le pouvoir de donner conscience de chaque contact. Où la main s'appose sur une cuisse, un bras, au détour de la conversation. Voulu initialement pour appuyer un propos, ce geste devient grisant, enivrant, aussi fort qu'un rapport sexuel. Malgré les vêtements, la sensation du corps de l'autre sous les doigts le mets à nu.

Ces deux phases passées, les informations reçues par chacun doivent alors être appréhendées, croisées, et assimilées. Pour en définir l'envie ou non. Comme si inconsciemment, une évaluation d'une liste d'items était réalisée. De la note finale dépends la suite.

C'est la phase la plus délicate. Chacun a besoin d'un temps plus ou moins important pour réaliser cette compilation. C'est le moment où tout peut ou non basculer. Le moment où l'on regarde l'autre pour essayer de savoir, espérant lire sur son visage, dans ses yeux ou dans ses gestes la preuve de son choix.
L'étape ne trouve sa fin que lorsque le plus renard des deux prends l'initiative auprès du petit prince, après avoir été rasséréné d'un regard, d'un mot, d'une main.

Alors, seuls les corps sont en jeu. Les bras enlacent. Les bouches embrassent. Les mains caressent, déshabillent, explorent.
Pendant le temps que dure la fusion des corps, toutes les étapes rencontrées plus avant se déroulent à nouveau, plus furtives, plus fortes aussi.

On connaît l'autre mais pas son corps, ses expressions de désirs, de plaisirs, de répulsions. On apprend les zones érogènes. On coordonne les mouvements. Les corps deviennent les courbes, ils doivent s'aligner, se confronter, s'éloigner et se retrouver.

Ces tâtonnements, ces hésitations et les micro-réussites qui en découlent sont l'essence même du plaisir à jamais perdu de la première fois.
Perdues pour toujours la découverte du goût de sa nuque, la texture de sa peau quand il devient fébrile. La préhension de son sexe, la profondeur des baisers, le mélange de peur et d'envie irrépressible dans le regard. Tous ces moments ne durent qu'une fois. Une seule.

La jouissance passée, les corps s'affalent. L'un contre l'autre, ou l'un sur l'autre. L'instant est volatile, le temps ne suspens son vol qu'en fonction de la force déployée pendant l'orgasme. Les baisers trouvent un rythme et une puissance redevenue raisonnée. Les caresses cherchent à prolonger une douceur, à faire frissonner le derme ultra-sensibilisé. On ferme les yeux, laissant son corps assimiler le retour à la terre ferme. Laissant aussi son esprit se préparer à la suite.

Quelle différence alors entre l'amour d'avant et la modern love attitude?

Toutes ces étapes se déroulent en une soirée. Là où le temps prenait son temps, nos us de consommation, de zapping, de vivre en accéléré prennent le pas, marquent la cadence.
En quelques heures, les sentiments s'exacerbent, le cerveau réagit en envoyant les hormones idoines, les corps s'emballent.

La chute est brutale, violente parfois, quand il se rhabille, sans mot dire.
La porte se referme sans promesse, ou alors de celles dont on sait quand elles sont dites qu'elles ont la valeur et la durée d'une allumette enflammée.

Et puis on recommence, avec la même envie, avec la même conviction... avec un autre.



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The Last Town Chorus - Modern Love (David Bowie Cover)

26/02/2008

26/02/08 - 17:47

Les bienfaits de l'industries du disque...

... leurs refus!

Parce qu'il adore leur album, Amplive a décidé de réaliser les mixs des morceaux d'In Rainbows, dernier album hyper-médiatisé de Radiohead.
Il a eu la mauvaise idée de ne pas inclure le groupe dans son projet, se voyant par là même, refuser toute signature auprès des maisons de disques.

Du coup, il a décidé de faire comme ceux qui l'ont inspiré, en mieux: mettre à dispo sur le net et gratuitement Rainydayz (le tout après avoir trouvé un accord avec les différentes parties, bien sûr).

Les 8 remixes sont exclusivement composés à partir du matériel sonore de l'album d'origine, complétés de quelques voix.



Clic to see the back


Amplive - Rainydayz



Voilà, ça c'est pour la chôlie histoire...

Maintenant, à l'écoute, on est en droit de se demander si tout ça n'est pas un montage complet autour de cet album, histoire de créer un buzz là où il n'y en a pas.
Radiohead est sans nul doute le groupe contemporain engendrant le plus de covers et de remixes... il faut donc sortir du lot. Le moyen choisi peut, au moins, se targuer d'originalité dans la communication.

Les maisons de disques sont également en droit de refuser l'album simplement sur sa qualité qui ici, il faut le reconnaître, est plus que médiocre.
Les amateurs de Radiohead ne reconnaîtront pas les morceaux de l'album. Le travail du mix est à la limite de la caricature de ce que faisait Benny B dans les années 80. Les vocals apposées en lieu et place des voix originales hiphopize lourdement la légèreté voulue initialement.

Téléchargez, puisque c'est permis, vous serez seuls juges.

24/02/2008

24/02/08 - 17:54

Truly, I'm tired...

... of thinking what could be.



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Raz Ohara & The Odd Orchestra - Kisses

21/02/2008

21/02/08 - 19:42

Conseils en tous genres...

A bien y regarder, l'étendue des solutions que certaines trouvent à leurs problèmes en venant sur mon blog est très (TRES!)... grande...



Clic to enlarge (if "more" still possible...)


Olga Kouklak - Her own right

20/02/2008

20/02/08 - 21:12

Céline is...

... amazing !


 


Le clou souffre autant que le trou... (proverbe hollandais)

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