J'écoute : Le bruit des glaçons dans mon verre
Je regarde : La bouteille descendre à vue d'oeil
Je lis : Ce qui est marqué sur l'étiquette
Je joue : Avec la touillette
Je mange : Des cacahuètes
Je bois : Le troisièmem ou ben alooors ke sixièmme?
Je cite : L'abous de alcooool (hips) est dangoureux pour le santééé (à la tienne!)

10/09/2007

10/09/07 - 21:08

D&Co(mo)

Alors que dimanche prend ses airs habituels et désespéremment récurrents de fin de week-end, je zappe sur la 6 pour oublier le départ au loin de celui qui la veille avait fait le chemin aller pour me trouver.

Valérie est là. Remplissant mon écran cathodique 56 cm avec ses yeux pétillants, son décolleté pigeonnant, sa bonhommie persistante.
Et hop, la porte s'ouvre. Un mec apparaît. j'ai oublié son prénom, appelons le "Nicolas".

Grand, défait de la carrure, perdu comme Priscilla cherchant ses plumes dans un concours de monter de taureaux Texans. En clair: Nicolas fait très attention à ce qu'on ne voit pas au premier coup d'oeil (le deuxième lui est pourtant fatal) que la gravité chère à Newton est plus forte sur son poignet que sur le reste de son corps. Ni que ses hanches cherchent comme à éviter à chaque pas des abeilles invisibles.

Juste derrière lui, plus petit (donc les cheveux plus courts?!): Dove. Oui, LUI, son prénom, je m'en souviens. En même temps, c'est plus aisé, il s'appelle comme mon pain (de savon) quotidien. L'autre gigue se serait appelé "Lux" ou "Mon Savon", ça aurait aidé à lui conserver son vrai patronyme dans l'histoire ici contée.

Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont fous (attention: pas folles!) et ils veulent refaire leur appartement.
Du turquoise ici, du "cosy" ici (OUI, le "cosy" est une couleur!!!).

Valérie minaude, sautille, sentant qu'avec ces deux là, elle s'accroche les mégères de moins de 25 ans.
N'y tenant plus, et parce que Dove et sa savonnette ne veulent pas lâcher le moindre gloussement de dinde, et parce qu'ils ont bien plaqué leur collection intégrale de tata Mylène, elle veut enfoncer le clou (n'oublions pas qu'elle anime une émission de déco!):

"Et maintenant la chambre des amoureux..."

Voilà, c'est dit, c'est fait. elle baisse un peu la tête pour que le public averti ne voit pas dans son regard la malice qu'elle a voulu mettre dans cette phrase anodine.

Dans la chambre, c'est l'apothéose: au murs, une photo de Savonnette torse nu, à l'époque ou il était gaulé comme un flacon de bain moussant tirant sur la fin (comprenez un peu plus gondolé).
Ailleurs une photo d'un inconnu, cette fois de ce qui a dû être un temps l'objet d'excitation intense le samedi quand l'envie n'y était pas, à cause de l'usure du couple, du quotidien, de la routine (oui, Dove et Nicolas sont ensemble depuis au moins 6 mois!). Valérie se tourne vers eux et demande (comme si elle connaissait déjà la réponse) "et ici, vous voulez quel style?".
Dove sent que c'est maintenant son tour, il a droit à ses 15 secondes de gloire warholienne, et se lance:

"On veut un truc Oriental. Avec des couleurs... orientales. Des tissus qui font... orientaux et des objets un peu à l'oriental..."

On l'aura compris, il ne cherchent pas à faire de leur nid d'amour une réplique d'une taverne bavaroise, ni lui donner des airs de mas provençal...

Je passe sur la dextérité du dit Dove, combinaison sur le dos et pinceaux entre les mains. Je ne commente pas les choix comme souvent douteux dans les couleurs turquoises, les lumières "teint livide" et les mirroirs "qui agrandissent"...

Au final, Nicolas revient, il est deux heures du matin. Et là, on le sait, la meilleure volonté ne suffit plus à contenir un trop plein de follitude déjà trop longtemps contenue.
Il découvre chacune des pièces, et ses réactions sont chaque fois pareilles. Mais Nicolas reste un homme aux convictions fortes. Il a choisi de s'assumer, et, comme pour rendre hommage à son public, il ne dira que "oh la la!", accompagnés de mains sur la bouche, sur le torse, sur les hanches.... 17 fois au total.

Une fois la chambre découverte, Valérie fait une dernière pirouette. Elle les laisse entrer dans "l'Orient", ferme la porte derrière eux, regarde la caméra et à la façon d'un aparté théâtral "on va les laisser..."

Je m'enfonce dans mon canapé et me dis que les méfaits des années posts "cage aux folles" pour les homos ne sont pas si loin...



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Prince & Depeche Mode (FatBoy Slim remix) - When the dove's cry

commentaires

10/09/07 - 21:41

Avant, les pd c'étaient tous des saletés d'anormaux.

Maintenant, grace à l'évolution des mentalités, il n'y à plus que les mecs efféminés qui sont des saletés d'anormaux.

10/09/07 - 22:46

Tiens, moi aussi je suis tombé dessus, alors qu'ils attaquaient je ne sais quelle pièce, tardivement. Dès que j'ai vu la savonette, j'ai compris qu'il était gay, avec sa salopette branchouille rouge vif flambant neuve & ses baskets de marque nickel (l'idéal pour peindre & bricoler, il s'entend, enfin surtout pour son moment de gloire à la télé).
Le plus affligeant, à part les réactions effectivement systématiques & stéréotypées du boyfriend quand il découvrait chauqe pièce, c'était AUSSI la Damido qui ne cessait de l'appeler "mon p'tit chat" & autres niaiseries sirupeuses.
Et dire que je la trouvais gavante avec des hétéros...

10/09/07 - 23:31

Ça me gêne toujours quand un gay décrie (et non pas décrit) la "follitude" d'un autre.

On est toujours la folle d'un autre.

11/09/07 - 13:23

Putain, mais comment vous arrivez à regarder ces conneries ?!
Ton émission me rappelle un de mes derniers coups... Enfin, "coup"...
Non parce qu'au lieu de baiser, j'ai dû me coltiner son émission préférée : l'île de la Tentation !!!!!!!!!!!

Quand un karma de merde rencontre une programmation à chier...

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Le clou souffre autant que le trou... (proverbe hollandais)

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