J'écoute : Le bruit des glaçons dans mon verre
Je regarde : La bouteille descendre à vue d'oeil
Je lis : Ce qui est marqué sur l'étiquette
Je joue : Avec la touillette
Je mange : Des cacahuètes
Je bois : Le troisièmem ou ben alooors ke sixièmme?
Je cite : L'abous de alcooool (hips) est dangoureux pour le santééé (à la tienne!)

29/11/2007

29/11/07 - 20:41

Slippery when wet...

Avant de partir, j'appelle ma collègue. Elle est en RTT demain, je veux lui souhaiter un bon week-end. Parce que je l'aime beaucoup. Parce que ce sont des choses qui se font.
J'enfile mon blouson, mon écharpe. Mon téléphone sonne, c'est elle qui rappelle. Le mec qui bosse en face de moi décroche et lui dit que je suis parti. Sauf que sur un open space, tout se voit, et elle sait donc que je suis encore là. Elle insiste pour me parler. Je regarde l'heure, ça va faire juste pour choper le RER de 18h32.
- "C'était juste pour te dire que je t'appellerai demain après mon rdv"
On est dans la même boîte, mais surtout dans la même envie très forte d'en partir.
Je quitte le bâtiment, traverse la Seine, profite de la vue comme à chaque fois et m'allume une cigarette. Au loin, je vois "mon" RER qui arrive et qui va bientôt entrer en gare.
Exactement la même scène s'est produite hier. Je m'étais alors dit, suite à un rapide calcul du ratio Distance à parcourir / vitesse de pointe du JPB qui n'a pas couru depuis 1987 = IMPOSSIBLE.
Alors, une fille qui marchait presque à ma hauteur s'est mise à courrier, faisant virevolter son sac et sa queue de cheval dans des directions diamétralement opposées, et pourtant parfaitement en cadence.
Je l'ai regardée s'éloigner, tout en pensant "court ma fille, tu n'en verras que le cul au loin de ton RER".
Finalement, quand j'arrive sur le quai, je cherchais du regard la fille-à-la-queue-de-cheval, juste pour satisfaire mon insatiable besoin d'avoir raison.
J'avais beau chercher, elle n'y était pas: elle avait réussi!

Je me retrouve donc à voir le RER arriver comme dans un mauvais flash-back. Et pile, la fille, LA même fille, se remet à courir!!!
Sans réfléchir, je cours aussi. J'étire les mouvements, j'allonge le geste, je détends mes foulées.
Dès les premiers mètres parcourus, je suis épaté par la facilité avec laquelle on retrouve les sensations de la courses.
Ma cigarette en main, j'hésite même à en prendre une bouffée quand je dépasse la fille. J'aborde l'escalator sans difficultés. Je bouscule deux ou trois personnes qui n'arrivent pas à assimiler que sur la gauche, c'est pas fait pour rester planté comme un potiron après Halloween.
J'entends les pas de la fille derrière moi. Tout juste derrière. Elle court bien, ou bien est-ce le fait d'avoir quelqu'un qui court avec elle qui la motive à se dépasser?
Cette idée déclenche un truc en moi: je réalise qu'à cet instant très précis, elle et moi sommes unis. Unis dans le même mouvement, dans la même direction, vers le même but.
Nous somme liés, proches, assez pour se tutoyer. nous ne faisons qu'un, elle dans ma foulée.

Passage au portillon, pertes de secondes si précieuses maintenant que le RER est à quai. Elle est juste derrière moi, je sens presque son souffle. Au moins est-elle un peu essoufflée? Moi, j'ai perdu tout rythme dans ma respiration. J'ai toujours ma cigarette, je ne la lâche pas... au cas où j'aurais le temps d'en fumer juste un peu avant de monter.
Dernière ligne droite, les escaliers.
Nous sommes sur une partie aérienne de la ligne C. Il pleut, le sol est humide.
J'avale les marche deux par deux, je sens que je ne tiendrais plus longtemps. Je puise déjà dans mes réserves, motivé à l'idée d'être dans quelques secondes assis au chaud à bouquiner tranquillement.

Le nombre de marche est impair.

Dit comme ça, ça n'a l'air de rien. Et pourtant, ça fait toute la différence. Alors que mon pied gauche s'élance, mon pied droit anticipe un mouvement identique, que mon cerveau tente de corriger au dernier moment, informé qu'il est du fait qu'il ne reste pas 2 mais 1 seule marche. Je cafouille dans les mouvements, et le sol glissant fait le reste.
Mon corps bascule en avant, mes bras s'élancent machinalement pour arrêter la chute, je lâche un "meeeeerrrrdddddeeeeeeeee" désespéré, alors que je sais qu'il est trop tard.

Au moment où mon corps touche les planches en bois, je vois une silhouette passer.
La Fille.
Elle ne s'arrête pas. ne me jette même pas un regard. Ma meilleure amie d'enfance depuis 3 minutes ne m'aidera pas à me relever le front.
Toujours au sol, je la vois s'éloigner, atteindre le RER dont la sonnerie retenti. Elle entre, et disparaît avec lui.
Deux petites lumières rouges qui partent.

Je me relève, j'appelle ma collègue, je l'incendie, lui reprochant d'être la cause de tout ça ("si tu ne m'avait pas appelé, je serais dans mon RER!!!!!").
Je m'adosse à une paroi, branche mon i-Pod. Barbara chante... je me promets que demain, je lui ferai un croche-pied!

27/11/2007

27/11/07 - 18:45

For MisterBlue...

... sans nul doute ce morceau est déjà passé entre tes z'oreilles, mais au cas où non...



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Vincent Delerm & Benjamin Biolay - Les Cerfs Volants

25/11/2007

16/11/2007

16/11/07 - 14:45

Je me couche mais ne dors pas...

Je pense à mes amours sans joie
Si dérisoires...



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Saint-André - Comme ils disent (Aznavour Cover)

16/11/07 - 14:25

Sinking feeling...

Mardi soir, une invitation inopinée pour profiter des grâces de Radio France pour aller au concert de la semaine (du mois?, de l'année? de la décennie?).
J'arrive en avance, Antoine doit me rejoindre. En attendant, j'appelle Grégory, pour prendre de ses nouvelles. Histoire de savoir s'il se remet physiquement et psychologiquement de son agression quelques jours plus tôt dans le noctambus. Lorsque je lui donne le programme de ma soirée, il éclate de rire.
- "J'y suis aussi, on fera comme si on était amoureux"

Nous entrons dans la salle. A peine arrivés, un appel de Benjamin pour savoir s'il y a un vestiaire à l'intérieur. Il me connait bien.
Passage (obligé) par le bar pour une nouvelle bière. On s'assoit. On parle. On est interrompus par Laurent, fraîchement débarqué d'Israël. Il me dit qu'il est avec Arnaud, me demande si je me rappelle de ce dernier.
Les portes se ferment. Le concert commence, la scène s'allume. Elle apparaît. Les cris, les applaudissements, les sifflements... un début de concert.
Je suis dans les escaliers. Je surplombe. Je regarde ces gens de dos. Dans un instinct primitif, je compte.
500 personnes dans l'espace. 5 dont je connais le goût. 10%... ça laisse de la marge.



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Overpowered - Remixes x3

 


Le clou souffre autant que le trou... (proverbe hollandais)

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