28/06/2006אם תלךIf you will go
Who will hold me
Who will listen to me at the end of evry day
Who will calm me
Only you know how to do that

And when you come
You will take me in your harms
You will wash my face
And you will tell me words that only you knows how
עידן רייכל - אם תלך27/06/200620/06/2006Gay beer-dance...Bien sûr que les dimanches après-midi sont ce qu'il y a de pire. A moins que d'habiter à Tel Aviv, ce moment de la semaine est parmi les plus creux. Sorte de période transitoire, entre le deuil du week-end qui s'achève et le stress de la semaine qui s'annonce.
Alors, si Adam a eu Eve en cadeau pour occuper ce moment si particulier et récurrent, il fallait bien trouver quelque chose pour les "ceuzes qui" préfèrent le serpent plutôt que les résidus de côte.
Et les gay tea-dance fûrent créés.
Autant commencer par là: jamais nom n'a jamais été aussi mal donné.
Que celui qui a bu un thé dans l'un de ces évènements me jette la première boîte de Thé des Légendes!
A titre personnel, je m'en suis toujours méfié.
Les bonnes fées qui se sont penchées sur mon berceau en rotin (merci les 70's!) ne devaient pas être au complet ce jour là.
Allez savoir: une panne de baguette magique, une robe à paillettes chez le teinturier ou une grève surprise de la Régie des Carrosses?
Toujours est-il qu'il me manque une partie fichtrement importante: la pondération.
Un peu comme quand on commence à faire du roller: pour m'arrêter, il faut que je m'accroche à quelque chose, ou que je tombe.
Aussi, me lancer dans un espace sans fenêtre, avec de la musique, de l'alcool, des gens, et nulle part une horloge pour rappeler à l'ordre... toutes les chances sont réunies pour que j'oublie le temps et que bien trop tard je ne réalise que le lundi matin sera là bien trop tôt.
Pour ceux à qui ça aurait échappé, dimanche dernier avait lieu le gay beer-dance de G.A..
A la lecture de certains blogs, je suis rassuré de découvrir qu'il n'y a pas que sur mon berceau que certaines fées ont brillé par leur absence!

Le p'tit jézu - Gilles11/06/2006L'homme idéal...
(...) he was everything you could want in an affair and more.
Oh, he was tall.
Handsome.
Rich.
Dumb.
The dumbness was the "more."
Merci à m'sieur BoyLondon pour le lien Toujours un coin qui me rappelle [2]...Une fois n’est pas coutume, et suite à la proposition d’un pote, je me retrouve dans un quartier inconnu à cette heure de la nuit (mais comment font les gens pour se repérer sans La Bourse, la station Pyramides ou la rue des Petits Champs ???)
Me voici donc devant l’un des anciens temples des hauts lieux de feues les nuits parisiennes : « Les Bains ».
Trois gaillards me rappelant mon récent séjour à Dakar gardent l’entrée, les bras croisés, l’œil torve et le sourire indétectable ;
L’absence totale de foule devant la grille m’inquiète un peu, me laissant imaginer l’espace d’un instant que l’endroit est clos, que la soirée est annulée, pire, que je suis arrivé là bien trop tôt.
Pourtant, à mon approche, ils s’écartent, m’ouvrant un passage pour moi inédit : les marches si souvent espérées par les pauvres hères qui, il y a dix ans de cela, faisaient la queue pendant des heures et ce jusqu’au boulevard Sébastopol.
A peine entré, trois points de survie doivent être repérés :
1. Le vestiaire
2. Le bar
3. Le pote
Le premier est facile à trouver : les porte-manteaux par centaines sont un indice évident.
Le second n’est pas plus compliqué. L’expérience aidant, je sais qu’il suffit de chercher l’endroit où la foule est la plus dense et la moins mobile (attention, cette astuce ne doit jamais, ô grand jamais être mise en application dans une backroom, sous peine de s’éloigner du débit de boisson pour s’aventurer dans l’endroit le plus glauque des lieux).
Le troisième étant aussi nul en relation qu’à cache-cache (mais ai-je précisé qu’il est également un « ex » ?), je le trouve à peine arrivé, assis à la première table visible.
Les salutations et présentations d’usage faites (il est accompagné de celui dont je ne sais pas encore qu’il me fera le café au matin suivant), je me dirige vers le bar déjà repéré (ce truc est vraiment imparable).
Arrivé sur site, deux options :
1. Attendre 20 minutes pour être servi par le barman qui doit faire des heures supplémentaires chez Falcon.
2. Attendre 2 minutes pour être rassasié par la barmaid esseulée à l’autre bout du zinc.
Ma soif d’alcool étant plus grande que mon envie d’un sourire Colgate qui ne mène à rien, je n’hésite pas longtemps.
A la question « tu veux quoi ? » je réponds aussi prestement que si elle me demandait mon prénom « un Bacardi Coca s’il te plaît » (Pavlov quand tu nous tiens !).
« On n’en a pas ici ! »… je commence à regretter le Colgate/Falcon au loin.
Forcément gentil, je me suis proposé d’apporter à boire à mon ex et son copain (non pas parce que j’ai une générosité à toutes épreuves, disons plutôt que je n’ai pas l’alcool solitaire).
Sauf qu’entre temps, les lieux se sont emplis, et bien.
Me voilà donc, trois verres pour deux mains (j’ai finalement opté pour un Get/Perrier, n’aimant ni le Get ni le Perrier, allez savoir pourquoi j’ai demandé ça ?!), face à une foule compacte, massée et massive.
Parce que oui, le thème de la soirée « Yes I can boogie » peut se résumer à « Poils et électro », bref, pas franchement des crevettes sur la piste. Tous musclés, bronzés (déjà ?!) exhibant leurs atours… même le barman en devient banal.
Après 122 pardon-excusez-moi-pardon, je m’installe enfin pour une première gorgée.
Dans l’ordre les idées se sont ainsi déroulées :
1. Beurk, vraiment pas bon le Get
2. Pourquoi ils n’ont pas de Bacardi?!
3. Il est bien mignon lui
4. Pourquoi c’est son copain (le moche) qui me mate ?
5. Beurk vraiment pas bon le Perrier !
J’écoute un peu la musique. Très bonne pour être objectif. Pourtant, pas d’envie d’aller me mêler à la foule. Sur la piste de 20m², 3 tonnes de muscles s’entrechoquent, essayant de maintenir le ventre rentré, les fesses bombées, les pecs saillants, les biceps au-dessus du 42 cm de circonférence, le tout avec le sourire.
Très peu fument. Quelques uns boivent des trucs que j’imagine dans alcool.
Je regarde le cendrier que j’ai rempli en une demi-heure. Mon deuxième verre déjà presque vide (finalement, je me suis consolé en pensant que le goût mentholé du Get cachera la misère au petit matin). Je réalise que je ne suis pas d’ici. Que j’appartiens à un autre milieu. Que le côté Beautiful People / Happy Few est sympa deux minutes, mais qu’ils ne parlent pas beaucoup.
Là où je vais, les gens sont moins beaux sans doute, mais leur naturel surpasse les stéroïdes.
Là où je vais, les gens parlent, échangent, rient. Ici, le moindre regard est suspect, le moindre mot une tentative de drague.
Je pense à Chris. Etalon de l’Insolite, sa carrure et sa gueule en font l’attraction principale pour 80% des mâles présents. Je le transpose aux Bains, parmi ces clubbers en quête de miroirs, il devient anodin à peine plus visible qu’un tabouret.
Je comprends alors pourquoi il va chaque week-end à l’Insolite.
Je réalise pourquoi j’en fais autant.

The Hippo's - (There is) Always something there to remind me06/06/2006Toujours un coin qui me rappelle [1]...Je n'arrivais pas, jusqu'il y a peu, à m'expliquer le pourquoi je vais toujours aux mêmes endroits lorsqu'il me prend l'envie de sortir (soit environ 1 à 2 fois par semaine tout de même).
Comme mu par un besoin irrépressible de me renre en ces lieux archi-connus parce que par trop fréquentés, je ne conçois ni même n'envisage d'aller ailleurs.
Fonction de l'humeur, du jour de la semaine et d'un éventuel accompagnement, les lieux sont choisis sans stratégie, mais avec tellement de logique, qu'un tableau prévisionnel peut être dressé:
Résultats des courses:
1. L'Amnésia reste une valeur sûre dans la convivialité mais pas dans la rencontre éphémère
2. Le samedi, les possibilités sont plus larges
3. Le Cox est une désillusion à chaque fois quoiqu'il en soit
4. L'Open Café ne sert vraiment à rien 03/06/2006 |
| Le clou souffre autant que le trou...
(proverbe hollandais) |