23/05/2006Si...Si, Si c’est bon comme ça, Si c’est Dieu qui veut ça, Si ça fait mal, s’il suffisait d’aimer, Si j’étais en manque, Si j’étais moi, Si j’étais un homme, Si j’étais une vache, Si jamais, Si je m’en sors, Si je savais, Si l’on marchait jusqu’à demain, Si l’on pouvait vraiment parler, s la photo est bonne, Si la vie demande ça, Si lang tan mu, Si maman Si, Si pour te plaire, Si seulement je pouvait lui manquer, Si superficielle, Si tu crois un jour que tu m’aimes, Si tu m’aimes, Si tu n’étais pas là, Si tu partais, Si tu reviens, Si tu t’appelles mélancolie, Si tu t’en allais…

Si...21/05/2006Breathe me...Quatre ou cinq heures du matin, l'alcool ne fait pas d'effet.
De ces soirées où, quelle que soit la quantité, la sobriété se veut imposée.
Il passe, et repasse. Moi, adossé au mur de brique, je ne tourne pas le regard. La musique expulsée par les enceintes trop vieilles crache une pop qui fait bouger la foule encore amassée.
Quand il repasse encore, il me sourit. Je ne pense pas, je le regarde, il me convient. Je pose mon regard dans le sien, et imperceptiblement, lui adresse un signe que lui seul voit et comprends.
Quand il s'approche, je repense à la baronne de Grangerie.
Je me redresse, le prends par la taille, ne parle pas. Je le plaque contre le mur, une main sur son épaule pour l'y maintenir, un autre passée sur sa nuque, enserrant son cou. Devinant mes intentions, il ferme déjà les yeux.
Je l'embrasse, d'abord doucement. Je veux le sentir frémir. Je descends dans son cou. Il abandonne toute résistance, et le sentant offert, ma main quitte l'étreinte sur son épaule pour désormais le soutenir.
Je m'enfonce dans sa bouche, étouffe ses gémissements. Je respire son air. Je lui vole son oxygène.
Ses jambes fléchissent un peu, et je comprends.
Je ne l'embrasse pas lui, je n'embrasse personne. J'embrasse, simplement.
Lui ou un autre qu'importe. Je veux sentir un souffle, [re]connaître la vie.
Je veux goûter l'air respiré. Je veux sentir le vivant.
Je recule, il a toujours les yeux fermés. Je ne lui laisse pas le temps de les rouvrir, je monte déjà les escaliers. Dans la rue des Petits Champs, je respire, seul.
Sia - Breathe me
Fresh' Cousin...Quand on a le cœur plein, il est de coutume d’apposer sur le clavier des mots sucrés, roses et veloutés.
Quand on a le cœur vide, la convenance veut que l’écrivain qui sommeille en nous se réveille par tant de tristesse et de désespoir (le concept de l’artiste forcément malheureux a de beaux jours devant lui).
En revanche, quid du cœur en jachère ? Entre deus saisons ? Ni vide, ni plein, juste retourné, en attente de la repousse, quand il n’est que terreau de culture ?
Ça tombe bien, c’est la semaine des fruits et légumes
La Fresh’Attitude !
Autant préciser les choses tout de suite. N’en déplaise au Lauréat, il ne s’agit pas du nouvel pus de la série [cul]ti[nul]lissime des Wesh Cousin.
Il ne s’agit pas non plus d’un effet d’annonce sponsorisé de nos webmasters préférés, qui clameraient ainsi l’arrivée cette semaine dans le journal des inscrits, de chaire fraîche, tout juste pubère, dont la peau se serait à peine remise des déboires de l’acné.
Non.
La Fresh Attitude, c’est la promotion des Fruits et Légumes, parce qu’on n’en mange pas/plus assez.
Certains y verront l’odieuse manipulation à but mercantile des centrales d’achat et grandes surfaces réunies dans une franc maçonnerie de la consommation.
Mais non, nos politiques nous rassurent, avec l’aide de sondages et de nutritionnistes experts que nos carences se font chaque jour un peu plus grandes.
Pourtant, à bien y réfléchir, notre quotidien est pourtant empli jusqu’à saturation.
Navet : [lëbronsë] Sorte de radis qui voulait devenir plus gros que Leboeuf (Franck ?). Exemple : « Enfermé dehors » est un bon gros navet.
Aubergine : [könas] Légumineux ayant instauré la parité dans la Police Nationale. Appréciée pour sa robe à la couleur si particulière, l’aubergine se démarque surtout pour son lâché de prunes en pleine rue.
Carotte : [primeu] De forme oblongue, orangée jusqu’au rouge, la carotte est l’arme ultime employée par no élites (lire nos chefs directs) pour nous faire avance.
Poireau : [mëmë] Tirant son nom de la mythologie grecque, à l’époque d’Hercule, le poireau se trouve aujourd’hui principalement cultivé au Portugal. On en trouve également sous nos lattitudes aux rez-de-chaussée de nos immeuble, le plus souvent posé sur la jour gauche, plus rarement sur l’arête du nez.
Poire : [biby] Mon mec aime me dire que je suis bon. Il aime aussi me laisse payer le resto, les courses ou ses sorties. Il aimerait que je lui achète des préservatifs, j’hésite.
Concombre : [dildö] (…)
Bref, si on ajoute ma mère qui ramène toujours sa fraise sur ma vie privée. Mon coloc qui me rend rouge tomate quand il crie « pouffiasse bouge ton cul » à la vieille qui n’avance pas devant lui dans le métro, l’essentiel, c’est de garder la banane, avoir la pêche, et surtout, SURTOUT, préserver son cœur d’artichaut.
17/05/2006Poncifs..."Les filles parlent de chiffons, les mecs parlent de sport"
Pause café (pause tendresse?) après le déjeuner light (maillot de bains au bord de l'armoire oblige).
Deux garçons, une fille... trois possibilités:
1. Parler boulot
2. Parler du week-end passé
3. Parler des vacances à venir
Finalement, lui et moi nous lançons dans nos derniers achats impulsifs.
Qui un Fred Perry, qui un Eden Park, on compare la qualité intrinsèquement textile des polos ainsi acquis.
Un garçon passe dans le champ de vision. Chemise noire à rayures blanches débordant sur un pantalon noir, il aura pensé (dans une logique qu'on ne pourrait presque qu'approuver) que des chaussettes blanches marqueraient bien le passage vers les mocassins (sans glands) noirs.
Forcément, il fait l'objet d'une incartade dans nos débats sur le désormais épineux problème des tarifs liés à ces achats.
Alors qu'on allait s'ébrouer dans une diatribe concernant les t-shirts "lafraise.com", la fille nous interromp:
- "Mais, sinon, la sélection des bleus... pour la coupe du monde...?"
- "Hein? quoi? Ah, si... j'suis content pour la sélection des gardiens de buts!" je lui réponds interloqué
- "Pourquoi? T'étais pas pour Coupet?"
- "Qui ça? Non! pour Landreau!!!"
- "Ben on s'en fout de Landreau"
- "Ah..." (seul mot qui m'est venu en repensant à Mickael...)
N.B.: Etaient donc réunis autour de cette table 1 hétéro, 1 lesbienne et 1 pédé... c'est vrai que les idées reçues ont la vie dure... 14/05/2006Gever Cheli...

08/05/200601/05/2006 |